La Dame noire du Café
Une petite histoire pour goûter à la plume de Charles l'écrivain des Gémeaux. Une toute petite histoire perdue entre l'aube et l'après-midi. Une histoire d'amour, une histoire de sentiments, trois fois rien, deux sucres, une cuillère à café d'affection et une gorgée d'émotions.
Charles l'écrivain des Gémeaux
2/5/20263 min read


Chapitre 1 : Elle découvre le message
Bonjour madame. C'est Dimitri, votre habitué de 8h30 et fidèle amant de votre café latte. Je tenais à vous écrire ces mots, à défaut d'avoir pu vous les dire. De nos jours, il est dangereux pour un homme de s'ouvrir autant, mais pour vous je vais le faire. Je vais vous parler de choses intemporelles, dans un langage d'antan, en priant pour que ma maladresse cause cette chute qui me précipitera dans vos bras.
Chapitre 2 : La qualité du café
Madame, votre café n'est pas bon. Il est toujours trop sucré, pas assez torréfié et la goutte de caramel que vous mettez toujours par-dessus, est à chaque fois pour moi un supplice (arrêtez d'en faire et vous sauverez des vies ). Pourtant tous les matins, c'est avec le sourire aux lèvres que je vous complimente sur votre savoir-faire en matière de café latte. Que je vous dis qu'il y a dans cette tasse un peu du nectar des dieux. Oui madame je vous mens et en guise de sentence j'ai à chaque fois le déplaisir de goûter à votre horrible mixture ! Mais si je le fais, c'est parce que pour moi le privilège de pouvoir vous privatiser pendant quelques minutes, mérite bien quelques sacrifices. De plus, je ne veux pas trahir notre rituel : vous qui me saluez tasse en main, moi qui réponds en la saisissant comme s'il s'agissait de mon Salut.
Chapitre 3 : Les sentiments
Madame je me ferais aveugle, si je ne pouvais plus vous voir, sourd si je ne pouvais plus vous entendre, muet si je ne pouvais plus vous parler. Vous absente, pour moi plus rien n'est présent. Sans vous à mes côtés, je me sens esseulé. Et seul et, accompagné. Si vous voyez ma vie madame..si vous voyez le désordre qui y règne, vous sauriez que vous êtes l'ordre dont j'ai besoin. Madame, je pense à vous tout le temps. II ne se couche plus un soleil, sans que je ne pense à vous. La lune m'en est témoin.
En tant que descendant direct de Hugues Capet madame, pour vous séduire, il me suffirait de vous couvrir de présents. Mais ce serait passé, à côté d'un meilleur futur. Un futur dans lequel ce serait I'homme et non son titre qui serait aimé. Je veux être un bien-aimé et non un mal-aimé. Je veux vous offrir des choses que même l'or, ne peut estimer. Je ne suis pas le genre d'homme qui bâtit des empires, et ce genre de promesses j'en ai déjà bâti en pire... Mais je peux vous assurer que si maintenant vous me cédez, pour vous il y aura un avant et un après.
Les hommes souffrent de ce qu'ils désirent madame. Ce qui fait donc de vous, la cause de mon malheur. Toutefois, je ferai votre bonheur madame et en guise de paiement j'exigerai vos sourires. Car il n'y a rien de douloureux dans ma vie, que vos sourires ne peuvent apaiser. Mes blessures d'autrefois aujourd'hui cicatrisées grâce à vos sourires, peuvent en témoigner madame. Quelques fois madame je vous vois en pleurs, et je me dis que le monde doit être foncièrement mauvais pour attrister quelqu'un comme vous. D'autant plus madame, que vos larmes je préfère les savoir dans leur écrin car elles sont plus belles dedans. Et vous voir parfois en perdre autant me fend le cœur...
Chapitre final : Finalement...
Cette nuit madame, je vous ai entendue ouvrir la porte de chez moi, entrer et marcher sur la pointe des pieds, vous changer pour ensuite vous glisser dans mon lit. Je ne dormais pas. Je vous ai vue me sourire puis me toucher... mais quand j'ai ouvert les yeux, vous étiez redevenue un rêve.



